À propos de
cette émission
synopsys
Cet été, plus d'un million de saisonniers travaillent pendant que la France est en vacances. Nous en avons suivi quelques-uns, entre filons en or et vraies galères. À Saint-Tropez, Ruben et Hugo, jumeaux de 23 ans, sont majordomes dans un hôtel 5 étoiles où une nuit coûte 2400 euros. Logement au loyer dérisoire, repas gratuits, et salaire jusqu'à 5000 euros par mois, et une patronne aux petits soins... tant qu'ils filent droit. Reste que le rythme est costaud : 8h par jour, 6 jours sur 7, sans vraiment souffler. Ailleurs, c’est une autre histoire. À Vierville-sur-Mer, en Normandie, Mathieu peine à recruter des saisonniers. Il lui manque encore quatre employés, et doit fermer une partie de son resto en pleine saison. Une perte de plus de 2000 euros par jour de chiffre d’affaire. Il se tourne vers une agence d’intérim roumaine, et accueille une famille de saisonniers qui n’a quasiment jamais mis les pieds dans une cuisine. Pour échapper à ces galères, certains ont trouvé une autre voie : devenir chef privé auprès des grandes fortunes. En Corse, Hervé cuisine directement chez des clients fortunés. Logé sur place, payé 750 euros la journée, mais des journées de 15 à 18 heures. Tout le monde n'a pas cette chance. Allan s'est fait avoir par son patron : travail au noir, 90 heures par semaine, licenciement abusif, et salaire non payé. Nous avons enquêté sur ce patron peu scrupuleux. Face à ces dérives, l'inspecteur du travail Mickaël passe l'été à sillonner campings et restaurants en Bretagne. Ses contrôles mettent aux jours des horaires à rallonge, des mineurs non déclarés, et du travail dissimulé. Le ministère du Travail est clair : dans l'hôtellerie-restauration saisonnière, plus d'un contrôle sur deux révèle une irrégularité.