fbpx

Deux mois aux urgences face à un virus mortel

À propos de
cette émission

C8
Jeudi Reportage
90 minutes
08/07/2021
Ludovic Samain - Astrid Raudot De Chatenay

synopsys

Ils comptent parmi les héros de l’épidémie qui submerge la France depuis mars. Ils sont aux chevets de plus de 30.000 malades hospitalisés, souvent dans un état grave. Médecins, infirmières, sages-femmes, et parfois étudiants mènent cette guerre avec les moyens du bord, sans compter leurs heures, sans penser à la fatigue et la solitude. Pendant deux mois, nous allons suivre ces équipes extraordinaires dans un hôpital privé parisien, la Fondation de Rothschild, et à l’Hôpital public de Montélimar, dans la Drôme. L’un et l’autre ont dû pousser les murs pour accueillir 4 fois plus de patients qu’à la normale. Spécialisé en ophtalmologie et neuroscience, l’hôpital de la Fondation de Rothschild a totalement bouleversé ses services pour accueillir une centaine de cas Covid et les réanimer. Les 6 étages de la Fondation, face aux Buttes Chaumont à Paris se sont mis en ordre de bataille. La capacité d’accueil en réanimation est ainsi passée de 10 à 40 lits. Les chirurgiens ophtalmologues sont devenus les assistants des réanimateurs. Pour faire fonctionner cet incroyable dispositif, 1 246 employés dont 288 médecins. Parmi eux, le docteur Pierre Trouillet, chef de la réanimation et le docteur Thomas Sene responsable de l’unité Covid. Pendant 2 mois ils vont être sur tous les fronts. Gestion des stocks de masques, gants et blouses, organisation de l’accueil des patients, réunions en urgence… une première pour tous les deux qui vont devoir gérer cette crise sanitaire sans précèdent. Dans cet hôpital spécialisé en ophtalmologie, la plupart des employés sont dans le même cas. Comme Manuela, une infirmière, qui n’avait jamais utilisé de respirateur artificiel de sa vie, elle va se retrouver en première ligne. À l’autre bout de la France, à Montélimar, dans l’un des plus grands hôpitaux de la région, les 1500 employés, dont 200 médecins, sont eux aussi sur le pied de guerre. L’hôpital a multiplié par quatre sa capacité d’hospitalisation de malades du Covid. Aux commandes, la cheffe du service des urgences, Catherine, va avoir du fil à retorde pour tout mettre en place. Heureusement face à la pénurie de masques, blouses et gants, elle peut compter sur les dons et la solidarité des locaux. Julien, le fils d’une infirmière s’est lui porté bénévole pour confectionner et livrer des plats au personnel soignant. Grâce aux efforts et à la dévotion de ce jeune étudiant de 18 ans, médecins et infirmières vont pouvoir travailler dans de bonnes conditions et sauver des dizaines de patients atteints d’une forme grave du Covid. Pendant 2 mois, nous avons aussi suivi ces patients qui ont vécu un cauchemar et traversé une véritable tempête. Certains ne pensaient jamais s’en sortir. Ils s’appellent, Sandrine, David, Daouda, Albert, ont entre 35 et 70 ans et sont des miraculés. De leur arrivée aux urgences, au réveil après trois semaines de coma, en passant par la rééducation et jusqu’au retour chez eux, nous suivrons à leurs côtés les épreuves éprouvantes qu’ils ont traversées.
C8 USHT COVID 19 VI IMAGE

Pour plus d'informations